
Bien que le nom du « coude du tennisman » vienne du tennis, une activité sportive, nous avons interrogé les spécialistes du Service d'orthopédie et de traumatologie de Hisar Hospital Intercontinental au sujet du « coude du tennisman », une affection connue surtout chez les personnes qui répètent des mouvements rythmés…
Connue sur le plan médical sous le nom d'épicondylite latérale et appelée couramment « coude du tennisman », cette affection orthopédique est causée par la formation de micro-déchirures sur la partie externe du coude, au point d'insertion supérieur des muscles qui permettent les mouvements du poignet et des doigts, ont expliqué les spécialistes, qui ajoutent : « La zone où se forment ces micro-déchirures est celle où le groupe musculaire qui nous permet d'ouvrir les doigts et de lever le poignet s'attache à l'os situé du côté externe. Les muscles eux-mêmes sont très bien irrigués, mais les points d'attache musculaires et les tendons, c'est-à-dire les structures conjonctives qui prolongent les muscles, ne le sont pas. Étant mal irrigués, le processus de guérison après une lésion est lent ou médiocre. Si l'on parle de « coude du tennisman », c'est principalement parce que nous observons souvent cette affection chez les joueurs de tennis qui exécutent mal le revers. Le revers doit normalement être réalisé avec l'épaule ; mais si la personne n'utilise que son coude et son avant-bras, la structure musculaire est trop sollicitée et de micro-déchirures peuvent apparaître à cet endroit. Le corps tente de les réparer, mais il n'y parvient pas. Sur le plan terminologique, l'épicondylite latérale est considérée comme une réaction inflammatoire et l'on essaie de la résoudre par des antalgiques ; en réalité, ce n'est pas une réaction inflammatoire, c'est un problème de cicatrisation. Le degré et le stade de la gêne varient d'une personne à l'autre ; le patient consulte le plus souvent parce qu'il ne parvient plus à soulever quoi que ce soit, à tourner un tournevis, à faire la vaisselle ou à nettoyer une vitre, c'est-à-dire qu'il n'arrive même plus à réaliser des gestes simples. Cette douleur, due à l'utilisation rythmée de l'ensemble des muscles extenseurs de l'avant-bras qui commandent le poignet et les doigts, doit conduire à consulter un médecin dès le premier instant où elle apparaît. Dans ce cas, le traitement initial est le repos. Cependant, si l'on continue d'utiliser son bras malgré la douleur, et si l'on prend des antalgiques ou si l'on masque la douleur, cela ne constitue pas un traitement : les antalgiques ne soignent pas, ils ne font que masquer les symptômes. Ainsi, la lésion du tissu se poursuit et l'intensité de la douleur augmente progressivement. Il ne s'agit plus seulement de soulever ou de nettoyer quoi que ce soit ; la douleur apparaît au moindre mouvement, même pour tenir un stylo. Parallèlement au repos, des bandes placées au niveau du coude, au niveau de l'épicondylite, limitent le mouvement du groupe musculaire qui s'étend du coude jusqu'aux doigts et au poignet. La partie de ce groupe musculaire située au-dessus de la bande, près du coude, ne travaille pas ou travaille moins. Si la douleur persiste malgré ce dispositif, une injection de corticoïdes est pratiquée. Lorsque le patient ne ressent plus la douleur, il recommence à utiliser son poignet et reprend ses activités quotidiennes. L'effet de la cortisone varie d'une personne à l'autre selon le niveau du traumatisme : il peut se limiter à quelques jours comme durer plusieurs années. Parmi les méthodes utilisées dans le traitement figure également la méthode PRP, qui consiste à extraire par procédé technologique les facteurs de cicatrisation du sang du patient lui-même, puis à injecter directement ces facteurs dans le tissu lésé. Lorsque la PRP ne suffit pas, on recourt à la chirurgie : la zone qui pose problème pour la cicatrisation est retirée, et le tissu musculaire est directement fixé à l'os. La probabilité de récidive de l'affection dépend entièrement de l'activité de la personne. C'est pourquoi, pour éviter le coude du tennisman, les mouvements rythmés et réguliers doivent être effectués non pas à partir du coude, mais en mobilisant l'ensemble du bras. Le risque de rechute augmente lorsque vous ne sollicitez que votre coude à partir du poignet », a expliqué le spécialiste.
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