Le cancer est l’une des maladies dont la fréquence augmente progressivement dans le monde et dans notre pays. Chaque année, des millions de personnes dans le monde et environ 150 000 personnes dans notre pays reçoivent un diagnostic de cancer. Cependant, par rapport au passé, la médecine moderne a permis de réaliser des progrès considérables dans le diagnostic précoce du cancer.
Grâce à des contrôles réguliers contre le cancer et à un bilan de santé (Check-up) effectué au moins une fois par an, la maladie peut être détectée à un stade précoce, diagnostiquée et le traitement peut être commencé.
Le diagnostic précoce augmente non seulement la durée de vie du patient, mais aussi sa qualité de vie. C’est pourquoi, outre le traitement du cancer, son diagnostic précoce est d’une importance vitale.
À l’Hôpital Intercontinental Hisar, le suivi et le traitement de nos patients diagnostiqués avec un cancer sont assurés par notre unité d’oncologie médicale. Dans cette section, que nous avons préparée en croyant à l’importance de l’information dans le diagnostic précoce et le traitement du cancer, vous trouverez les types de cancers les plus courants chez les femmes, ainsi que d’autres types de cancers existants, leurs symptômes, l’importance du diagnostic précoce et tous les détails concernant les méthodes de traitement.
Les types de cancers les plus courants chez les femmes
- Cancer du sein
- Cancer du col de l’utérus
- Cancer de l’utérus (Endomètre)
- Cancer de l’ovaire
- Cancer de la thyroïde
- Cancers de la peau
- Cancers du larynx
- Cancer du pancréas
- Cancer de l’estomac
- Cancer du colon
- Cancer du foie
Cancer du sein
Qu’est-ce que le cancer du sein ?
Il s’agit de l’un des principaux cancers dont le taux d’incidence chez les femmes a augmenté, en particulier ces dernières années. Le cancer du sein, pour lequel une réduction significative de la mortalité est observée lorsqu’un diagnostic précoce est établi grâce à des programmes de dépistage efficaces, touche 1 femme sur 8 dans le monde et 1 femme sur 12 en Turquie. Le cancer du sein, qui se forme lorsque les cellules tapissant les glandes mammaires et les canaux se multiplient de manière incontrôlée et se propagent dans le corps, peut d’abord se propager aux tissus environnants, puis aux ganglions lymphatiques proches du sein. La cause réelle du cancer du sein, pour lequel le diagnostic précoce est crucial, est encore inconnue, et les deux tiers des femmes atteintes ne présentent aucun facteur de risque préalable.
Qui est à risque ?
- Les femmes (l’incidence est beaucoup plus élevée que chez les hommes),
- Les femmes âgées de 50 à 70 ans, en période post-ménopausique,
- Celles ayant des antécédents familiaux de cancer du sein (20 à 30 % des cas concernent des personnes ayant des antécédents familiaux, le risque étant plus élevé si un parent au premier degré comme la mère, la sœur ou la fille est touchée),
- 5 à 10 % des cancers du sein sont dus à des mutations des gènes BRCA1 et BRCA2 transmis par les parents.
- Les patientes ayant déjà eu un cancer du sein (le risque de développer un cancer dans l’autre sein est 3 à 4 fois plus élevé),
- Les patientes chez qui une biopsie antérieure a révélé une tumeur bénigne (elles doivent être suivies de près car ces tumeurs peuvent évoluer vers un cancer),
- Celles ayant eu des maladies bénignes du sein (le développement irrégulier des cellules et la présence de cellules anormales augmentent le risque),
- Celles ayant reçu une radiothérapie au niveau de la poitrine durant l’enfance ou la jeunesse,
- Celles ayant eu leurs premières règles avant 12 ans ou une ménopause après 55 ans,
- Les femmes nullipares (n’ayant jamais accouché),
- Celles qui ont accouché mais n’ont pas allaité (des études montrent que l’allaitement prolongé pendant 1,5 à 2 ans réduit le risque),
- Celles ayant eu leur premier enfant après 30 ans,
- Les consommatrices d’alcool et de tabac,
- Celles recevant une hormonothérapie de longue durée,
- Les facteurs socio-économiques élevés (puberté précoce, mariage et maternité tardifs dus à la carrière),
- Les personnes souffrant de surpoids ou d’obésité.
Quels sont les symptômes ?
Le cancer du sein ne présente pas de symptômes à un stade très précoce. Si vous présentez l’un des signes suivants, consultez immédiatement un médecin.
- Une grosseur ou une enflure dans le sein ou sous l’aisselle pendant plus de deux semaines,
- Un changement de forme ou de taille du sein ; une asymétrie récente entre les deux seins,
- Une douleur inhabituelle dans le sein pendant les règles,
- Des croûtes ou une desquamation du mamelon,
- Un écoulement sanglant du mamelon,
- Une peau du sein ayant l’aspect d’une peau d’orange,
- Un changement de position du mamelon,
- Une rétraction du mamelon vers l’intérieur,
- Une dureté ou une masse sous l’aisselle.
Méthodes de diagnostic pour la détection précoce :
Auto-examen des seins : 1. Allongez-vous sur le dos et placez votre bras gauche sous votre tête. Utilisez votre main droite pour palper le sein gauche avec la pulpe des trois doigts du milieu en faisant de petits cercles. Vérifiez l’ensemble du sein jusqu’à l’aisselle pour détecter toute masse ou dureté. Répétez l’opération pour l’autre sein.
2. Devant un miroir, examinez vos seins bras ballants, puis mains sur les hanches. Cherchez toute modification de taille, de forme, de creux ou de changement au niveau des mamelons.
3. Effectuez la palpation également debout, bras levé, pour bien explorer la zone de l’aisselle.
4. Pressez doucement le mamelon entre le pouce et l’index pour vérifier l’absence d’écoulement.
Examen médical : Même sans plainte, un examen par un chirurgien généraliste est recommandé tous les trois ans entre 20 et 40 ans, puis chaque année après 40 ans.
Méthodes d’imagerie : La mammographie reste la référence (recommandée annuellement par l’OMS dès 40 ans). L’échographie est utilisée en complément, notamment chez les femmes jeunes. L’IRM mammaire est utilisée pour sa grande sensibilité dans certains cas spécifiques.
Biopsie : Prélèvement d’un échantillon de tissu pour analyse pathologique en cas de suspicion.
Diagnostic précoce et traitement
Le taux de survie dépasse 90 % en cas de diagnostic précoce. Le traitement principal est la chirurgie (mastectomie radicale, avec conservation de la peau ou chirurgie conservatrice du sein), souvent complétée par la radiothérapie, la chimiothérapie ou l’hormonothérapie.
Cancer du col de l’utérus
Qu’est-ce que le cancer du col de l’utérus ?
C’est l’un des rares cancers gynécologiques qui peut être prévenu grâce au dépistage régulier (test PAP Smear). Il se développe dans le col de l’utérus (servix) et est étroitement lié à l’infection par le virus HPV.
Symptômes et traitement :
Saignements vaginaux anormaux, pertes malodorantes ou douleurs pendant les rapports. Le traitement inclut la chirurgie, la radiothérapie et parfois la chimiothérapie.
Cancer de l’utérus (Endomètre)
Fréquent chez les femmes de plus de 50 ans, il se manifeste souvent par des saignements après la ménopause. L’obésité, le diabète et l’hypertension sont des facteurs de risque majeurs en raison de l’influence des œstrogènes. Le diagnostic est généralement précoce grâce aux symptômes visibles.
Cancer de l’ovaire
Surnommé le « tueur silencieux », il est souvent diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont vagues : ballonnements, douleurs pelviennes, satiété précoce. Le traitement combine généralement une chirurgie lourde et une chimiothérapie.
Cancer de la thyroïde
Plus fréquent chez les femmes, il se présente souvent comme un nodule au cou. Le type papillaire est le plus courant et se soigne très bien. Le traitement principal est l’ablation chirurgicale de la thyroïde, parfois suivie d’un traitement à l’iode radioactif.
Cancers de la peau (Mélanome)
Le mélanome est la forme la plus dangereuse. Il faut surveiller tout changement de couleur, de forme ou de taille des grains de beauté (règle ABCDE). La protection solaire est la principale méthode de prévention.
Cancer du larynx, du pancréas, de l’estomac et du colon
Ces cancers sont fortement influencés par le mode de vie : tabac pour le larynx, alcool et diabète pour le pancréas, alimentation salée et infection à Helicobacter pylori pour l’estomac, et manque de fibres pour le colon. Le dépistage par coloscopie est essentiel dès 50 ans pour le cancer du colon.
Cancer du foie
Souvent lié aux hépatites B et C ou à la cirrhose, il peut être primitif ou secondaire (métastases d’un autre organe). Le diagnostic précoce par échographie est recommandé pour les personnes à risque.
